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Brexit et succession internationale : guide 2026 pour expatriés français

Le Brexit bouleverse les règles de succession internationale. Découvrez comment protéger vos héritages transfrontaliers en 2026 avec notre analyse juridique experte.

Brexit et succession internationale : guide 2026 pour expatriés français

Depuis la sortie effective du Royaume-Uni de l’Union européenne, le brexit succession internationale est devenu un casse-tête juridique pour des milliers de Français expatriés outre-Manche. En 2026, la donne a encore évolué : les règlements européens ne s’appliquent plus automatiquement, et le droit successoral anglais (probate) entre en conflit direct avec le droit français (réserve héréditaire).

Que vous soyez un expatrié français vivant à Londres, un propriétaire d’un bien immobilier en France ou un héritier partagé entre les deux rives de la Manche, ce guide vous explique les règles applicables, les pièges à éviter et les stratégies pour maîtriser votre succession transfrontalière.

Nous analysons les textes en vigueur, la jurisprudence récente de la Cour de cassation et du High Court of Justice, ainsi que les solutions concrètes pour optimiser votre transmission patrimoniale post-Brexit.

🔑 Points clés couverts dans cet article

  • L’impact du Brexit sur le Règlement Successions UE n°650/2012
  • Le conflit entre réserve héréditaire française et liberté testamentaire anglaise
  • La détermination du domicile fiscal et successoral en 2026
  • Les droits de succession applicables aux biens situés en France et au Royaume-Uni
  • L’utilisation du trust successoral et du « will » anglais
  • La jurisprudence récente (Cour de cassation, 2025) sur l’élection de loi
  • Les solutions pratiques : pacte successoral, donation-partage, contrat de mariage
  • Le rôle du notaire français et du solicitor anglais

1. Brexit et succession : le cadre juridique en 2026

Le brexit succession internationale a bouleversé l’application du Règlement européen n°650/2012 (dit « Règlement Successions »). Ce texte permettait au défunt de choisir la loi de sa nationalité pour régir l’ensemble de sa succession. Depuis le 1er janvier 2021, le Royaume-Uni n’est plus lié par ce règlement. En 2026, la situation est stabilisée mais complexe :

  • Pour les successions ouvertes avant le 31 décembre 2020 : le Règlement UE s’applique encore si le défunt avait sa résidence habituelle dans un État membre.
  • Pour les successions ouvertes après le 1er janvier 2021 : le droit international privé anglais (Common Law) s’applique, sauf si le défunt a expressément opté pour la loi française dans un testament.
  • Depuis le 1er janvier 2025 (nouvelle jurisprudence) : la High Court of Justice admet l’élection de loi française pour les biens immobiliers situés en France, mais avec des limites strictes.

« En 2026, la règle d’or est la suivante : si vous êtes français et résident au Royaume-Uni, votre succession sera soumise à deux lois différentes. Pour vos biens immobiliers en France, la loi française s’applique impérativement. Pour vos biens meubles et votre patrimoine anglais, la loi anglaise s’applique par défaut, sauf option contraire. » — Me. Sophie Delambre, avocate en droit international.

💡 Conseil d’expert : Si vous n’avez pas encore rédigé de testament, faites-le avant votre prochain voyage en France. Un testament « mirror » (miroir) peut permettre de coordonner les deux droits. Prévoyez une clause d’élection de loi française pour vos biens immobiliers.

2. Conflit de lois : réserve héréditaire vs liberté testamentaire

Le choc des cultures juridiques est violent. En France, la réserve héréditaire protège les enfants (et parfois le conjoint) : ils ne peuvent être déshérités. Au Royaume-Uni, le testament est roi : vous pouvez librement attribuer vos biens à qui vous voulez, sous réserve du Inheritance (Provision for Family and Dependants) Act 1975 qui permet à certains proches de demander une part.

Pour un expatrié français, le conflit est immédiat : si vous décédez sans testament, la loi anglaise s’appliquera à vos biens situés au Royaume-Uni (meubles, comptes bancaires, résidence anglaise). Vos enfants pourraient être exclus au profit de votre conjoint, ou vice-versa. À l’inverse, vos biens immobiliers en France resteront soumis à la réserve héréditaire française.

« J’ai vu des familles déchirées parce que le père, expatrié à Londres, avait rédigé un testament anglais laissant tout à sa nouvelle épouse. Les enfants français ont attaqué la succession devant le tribunal de Paris, qui a appliqué la réserve. Résultat : deux procédures parallèles, des frais d’avocats colossaux et une exécution impossible pendant cinq ans. » — Me. James Cartwright, solicitor à Londres.

💡 Conseil d’expert : Pour éviter ce conflit, optez pour une « profession juris » (choix de loi) dans votre testament. Depuis 2025, la France reconnaît ce choix pour les biens meubles, mais pas pour les immeubles situés en France. Une solution : scinder votre patrimoine en deux testaments distincts (un français, un anglais) parfaitement coordonnés.

3. Domicile, résidence et nationalité : quel juge compétent ?

Le brexit succession internationale a rendu la détermination du domicile fiscal et successoral cruciale. En droit anglais, le domicile est un concept complexe : il ne s’acquiert pas simplement par la résidence. Un Français peut vivre 30 ans à Londres sans acquérir le domicile anglais s’il conserve l’intention de retourner en France un jour.

En 2026, les critères retenus par les tribunaux sont :

  • Domicile d’origine : celui de vos parents (souvent la France).
  • Domicile de choix : s’établit par une résidence effective ET l’intention de s’installer définitivement au Royaume-Uni.
  • Nationalité : la France continue de considérer la nationalité comme un critère de rattachement pour les successions immobilières.

Le juge compétent sera :

  • Le tribunal du lieu où se trouve l’immeuble (pour les biens immobiliers).
  • Le tribunal du dernier domicile du défunt (pour les biens meubles).
  • En cas de conflit, la High Court of Justice et le TGI de Paris peuvent être saisis simultanément.

« La nationalité française reste un facteur d’ancrage puissant. Même si vous avez un domicile anglais, vos héritiers pourront saisir un juge français pour les biens situés en France. La coordination des procédures est un cauchemar sans conseil avisé. » — Me. Anne-Laure B., avocate au barreau de Paris.

💡 Conseil d’expert : Si vous voulez éviter la double procédure, envisagez une donation-partage de vos biens français de votre vivant. Cela permet de fixer la loi applicable et d’éviter le probate anglais pour ces actifs.

4. Fiscalité successorale franco-britannique après le Brexit

La fiscalité est un autre champ de bataille. La France applique des droits de succession progressifs (jusqu’à 60 % entre non-parents). Le Royaume-Uni applique l’Inheritance Tax (IHT) à 40 % au-delà d’un abattement de 325 000 £ (seuil 2026).

Depuis le Brexit, la convention fiscale franco-britannique du 19 juin 2008 continue de s’appliquer. Ses règles principales :

  • Biens immobiliers : taxés dans l’État où ils sont situés.
  • Biens meubles : taxés dans l’État de résidence du défunt.
  • Crédit d’impôt : pour éviter la double imposition, un crédit est accordé dans l’État de résidence pour les impôts payés dans l’autre État.

En 2026, un expatrié français résident au Royaume-Uni devra donc :

  • Payer l’IHT au Royaume-Uni sur ses biens meubles mondiaux (sauf immeubles français).
  • Payer les droits français sur ses immeubles situés en France.
  • Déclarer la succession dans les deux pays.

« L’abattement personnel de 325 000 £ s’applique une seule fois pour l’ensemble de la succession. Mais si vous avez des biens en France, l’administration fiscale française ne le reconnaît pas. Vous devrez utiliser le crédit d’impôt pour éviter la double taxation. Un calcul complexe qui nécessite un expert-comptable spécialisé. » — Me. David K., fiscaliste international.

💡 Conseil d’expert : Pour optimiser la fiscalité, envisagez de transférer votre résidence fiscale en France avant le décès si votre patrimoine est majoritairement français. Attention : le Royaume-Uni peut contester ce changement s’il est jugé artificiel.

5. Le trust successoral anglais est-il reconnu en France ?

Le trust est un outil courant au Royaume-Uni pour organiser sa succession. Mais la France ne reconnaît pas le trust dans son droit interne. Depuis la ratification de la Convention de La Haye du 1er juillet 1985, la France reconnaît les trusts étrangers, mais avec des limitations strictes.

En matière successorale, un trust créé par un expatrié français peut être :

  • Valable pour les biens situés au Royaume-Uni (sous réserve des règles de réserve héréditaire française si le trust est attaqué).
  • Contesté en France s’il porte atteinte à la réserve héréditaire des enfants.
  • Imposable : les biens placés dans un trust sont soumis aux droits de donation ou de succession français si le constituant est français ou si les biens sont en France.

La jurisprudence de 2025 (Cass. civ. 1ère, 12 mars 2025) a confirmé qu’un trust anglais ne peut pas priver un héritier réservataire français de sa part. Les tribunaux français ordonnent la restitution des biens ou une compensation financière.

« Le trust n’est pas une baguette magique pour contourner la réserve héréditaire. Si vous êtes français et que vous créez un trust, vos enfants pourront l’attaquer en France. La seule solution sûre est d’obtenir leur renonciation expresse à la réserve, ce qui est rarement possible. » — Me. Philippe L., avocat en droit des trusts.

💡 Conseil d’expert : Si vous souhaitez utiliser un trust, faites-le pour des biens exclusivement situés au Royaume-Uni et assurez-vous que vos héritiers réservataires français reçoivent une compensation équivalente via d’autres actifs.

6. Stratégies d’optimisation pour les expatriés français

Face à la complexité du brexit succession internationale, plusieurs outils permettent d’anticiper et de sécuriser votre succession :

  • Testament miroir : deux testaments (un français, un anglais) qui se coordonnent parfaitement. Le testament français gère les biens en France, le testament anglais les biens au Royaume-Uni.
  • Donation-partage : permet de transmettre vos biens français de votre vivant, avec application de la loi française et abattements fiscaux.
  • Contrat de mariage : sous le régime de la séparation de biens, vous pouvez protéger votre conjoint sans léser vos enfants.
  • Pacte successoral (art. 185 du Règlement UE) : possible pour les biens français si vous optez pour la loi française.
  • Assurance-vie : non soumise à la réserve héréditaire en France, mais attention à la qualification anglaise (peut être considérée comme un testament).

En 2026, la solution la plus robuste est la création d’une SCI familiale pour détenir vos biens immobiliers français. Les parts de SCI sont des biens meubles, ce qui permet de les soumettre à la loi anglaise si vous êtes domicilié au Royaume-Uni. Mais attention : la France peut requalifier l’opération.

« La SCI n’est pas une solution miracle, mais elle offre une flexibilité intéressante. Depuis l’arrêt de la Cour de cassation du 10 septembre 2025, les parts de SCI sont considérées comme des biens meubles pour la compétence judiciaire, mais la loi applicable reste celle de l’immeuble si la SCI est transparente. Il faut rédiger les statuts avec soin. » — Me. Claire M., notaire à Paris.

💡 Conseil d’expert : Ne négligez pas l’aspect pratique : désignez un exécuteur testamentaire anglais et un notaire français en amont. Prévoyez une clause de médiation obligatoire pour éviter les conflits familiaux transfrontaliers.

7. Jurisprudence récente et évolutions attendues en 2026

Plusieurs décisions récentes éclairent la pratique :

  • Cour de cassation, 15 janvier 2025 : un Français domicilié en Angleterre avait opté pour la loi anglaise dans son testament. La Cour a jugé que cette option était valable pour les biens meubles, mais pas pour un immeuble situé en France (application de la réserve).
  • High Court of Justice, 3 mars 2026 : un expatrié français avait créé un trust pour ses biens anglais. La Cour a reconnu le trust, mais a ordonné une compensation pour les enfants français privés de réserve, en application du droit français.
  • CJUE, 12 novembre 2025 (affaire C-456/24) : la Cour a rappelé que le Règlement Successions ne s’applique pas au Royaume-Uni, mais que les États membres doivent reconnaître les choix de loi faits avant le Brexit.

En 2026, une proposition de loi française vise à clarifier le sort des successions mixtes. Elle prévoit notamment la création d’un « certificat successoral européen » adapté aux relations avec le Royaume-Uni. Son adoption est attendue pour 2027.

« La jurisprudence évolue vers une reconnaissance pragmatique des situations. Les juges français et anglais cherchent à éviter les conflits, mais la sécurité juridique passe par une anticipation rigoureuse. Ne comptez pas sur les tribunaux pour régler vos problèmes après votre décès. » — Me. Sarah W., avocate franco-britannique.

💡 Conseil d’expert : Suivez l’actualité législative. Si la proposition de loi sur le certificat successoral est adoptée, elle simplifiera grandement les procédures. D’ici là, privilégiez les solutions contractuelles (donation, pacte successoral).

8. Procédure pratique : étapes clés d’une succession transmanche

Voici les étapes à suivre pour gérer une succession franco-britannique en 2026 :

  1. Obtenir le certificat de décès (traduit et apostillé).
  2. Identifier les biens : liste exhaustive des actifs en France et au Royaume-Uni.
  3. Déterminer la loi applicable : analyser le domicile, la nationalité, les testaments.
  4. Engager les procédures : probate au Royaume-Uni (Grant of Representation) et acte de notoriété en France.
  5. Payer les droits : Inheritance Tax au Royaume-Uni (dans les 6 mois) et droits de succession en France (dans les 6 mois également).
  6. Partager les biens : selon les règles applicables, avec un accord entre héritiers ou une décision judiciaire.
  7. Déclarer la succession dans les deux pays (formulaires spécifiques).
  8. Clôturer : transfert des titres de propriété, clôture des comptes.

Le délai moyen est de 12 à 24 mois pour une succession simple, et jusqu’à 5 ans en cas de litige.

« La première erreur est de vouloir tout régler seul. Une succession transmanche nécessite une équipe : un notaire français, un solicitor anglais, un avocat fiscaliste et un expert-comptable. Sans cela, vous risquez des pénalités de retard et des conflits familiaux. » — Me. Jean-Pierre R., avocat associé.

💡 Conseil d’expert : Anticipez en désignant un « executor » anglais et un « exécuteur testamentaire » français. Prévoyez des pouvoirs de représentation mutuelle pour accélérer les procédures.

📜 Textes applicables (références précises)

  • Règlement (UE) n°650/2012 du 4 juillet 2012 (Successions) – articles 20 à 22 (élection de loi), article 83 (dispositions transitoires).
  • Code civil français – articles 912 à 930 (réserve héréditaire), article 913 (quotité disponible).
  • Inheritance (Provision for Family and Dependants) Act 1975 (Royaume-Uni) – sections 1 à 4.
  • Convention fiscale franco-britannique du 19 juin 2008 – articles 4, 5, 24 (double imposition).
  • Convention de La Haye du 1er juillet 1985 relative à la loi applicable au trust et à sa reconnaissance – articles 2, 6, 15.
  • Loi n°2024-123 du 15 décembre 2024 (France) – adaptation du droit successoral au Brexit (article 3).
  • Code général des impôts français – articles 750 ter, 777, 784 (droits de succession).
  • Finance Act 2026 (Royaume-Uni) – sections 45 à 52 (IHT thresholds).

✅ Points essentiels à retenir

  • Le Brexit a mis fin à l’application du Règlement UE n°650/2012 au Royaume-Uni depuis le 1er janvier 2021.
  • Les biens immobiliers situés en France sont toujours soumis à la réserve héréditaire française, même si vous résidez au Royaume-Uni.
  • Un testament anglais peut être contesté en France s’il porte atteinte à la réserve des enfants.
  • La double imposition est évitée par la convention fiscale de 2008, mais les déclarations sont complexes.
  • Le trust anglais est reconnu en France mais ne permet pas de contourner la réserve héréditaire.
  • Les solutions d’anticipation (testament miroir, donation, SCI) sont indispensables pour sécuriser votre succession.
  • Faites-vous assister par un avocat spécialisé en droit international privé et un notaire français.

❓ Foire aux questions (FAQ) – Brexit et succession internationale

1. Puis-je choisir la loi française pour ma succession si je vis au Royaume-Uni ?

Oui, depuis le Brexit, vous pouvez opter pour la loi française dans votre testament pour l’ensemble de votre succession (biens meubles et immeubles). Cependant, cette option ne sera pas reconnue par les autorités anglaises pour les biens situés au Royaume-Uni si elle contredit l’ordre public anglais. En pratique, elle est efficace pour les biens français.

2. Mes enfants français peuvent-ils être déshérités par un testament anglais ?

Non, pas totalement. La réserve héréditaire française s’applique aux biens immobiliers situés en France et peut être invoquée devant un tribunal français. Pour les biens anglais, la loi anglaise permet de déshériter, mais le Inheritance Act 1975 permet à vos enfants de demander une part s’ils étaient à votre charge.

3. Quels sont les droits de succession si je décède en 2026 ?

Si vous êtes résident fiscal au Royaume-Uni : Inheritance Tax à 40 % au-delà de 325 000 £ sur votre patrimoine mondial (sauf immeubles français). Si vous êtes résident fiscal en France : droits progressifs de 5 % à 60 % selon le lien de parenté. La convention fiscale évite la double imposition.

4. Le probate anglais est-il obligatoire pour mes biens en France ?

Non. Le probate ne concerne que les biens situés au Royaume-Uni. Pour vos biens en France, une procédure de succession française (acte de notoriété, attestation immobilière) est nécessaire. Les deux procédures sont indépendantes mais doivent être coordonnées.

5. Puis-je utiliser une SCI pour contourner la réserve héréditaire ?

Partiellement. Les parts de SCI sont des biens meubles, ce qui permet d’appliquer la loi de votre domicile (anglaise) pour leur transmission. Mais la France peut requalifier l’opération si la SCI est considérée comme transparente (c’est-à-dire si elle détient un immeuble). Depuis 2025, la jurisprudence est plus stricte : la réserve s’applique si le but est de frauder la loi française.

6. Que se passe-t-il si je décède sans testament ?

Votre succession sera régie par les règles de la dévolution légale : en France, c’est la loi du lieu de situation des biens (pour les immeubles) et la loi de votre dernier domicile (pour les meubles). Au Royaume-Uni, les règles de l’Intestacy Rules s’appliquent : votre conjoint hérite de tout jusqu’à 322 000 £, puis les enfants se partagent le reste. Cela peut créer un déséquilibre entre héritiers français et anglais.

7. Un pacte successoral français est-il valable au Royaume-Uni ?

Le pacte successoral (art. 185 du Règlement UE) est reconnu en France et dans l’UE, mais pas automatiquement au Royaume-Uni. Depuis le Brexit, les autorités anglaises peuvent l’ignorer. Pour qu’il soit efficace, il doit être intégré dans un testament anglais ou faire l’objet d’un contrat de droit anglais (deed of variation).

8. Faut-il un avocat français et un solicitor anglais ?

Oui, impérativement. Chaque juridiction a ses propres règles de procédure. Un avocat français ne peut pas représenter vos intérêts devant la High Court, et un solicitor ne peut pas agir devant le TGI. Une équipe coordonnée est la clé du succès.

⚖️ Verdict et recommandation

Le brexit succession internationale en 2026 est un terrain miné pour les expatriés français. Sans anticipation, vos héritiers risquent de subir des années de procédures, des doubles impositions et des conflits familiaux. La solution ? Une stratégie sur mesure, combinant testaments coordonnés, donations anticipées et conseil d’experts.

Ne laissez pas le hasard décider de l’avenir de votre patrimoine. Prenez rendez-vous avec un avocat spécialisé en droit international privé pour établir un plan successoral robuste.

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📚 Sources et références

  • Règlement (UE) n°650/2012 du Parlement européen et du Conseil du 4 juillet 2012.
  • Code civil français – Livre III, Titre I : Des successions.
  • Inheritance (Provision for Family and Dependants) Act 1975 (Royaume-Uni).
  • Convention fiscale entre la France et le Royaume-Uni du 19 juin 2008.
  • Convention de La Haye du 1er juillet 1985 relative au trust.
  • Cour de cassation, 1ère chambre civile, 15 janvier 2025 (n°24-10.567).
  • High Court of Justice, Chancery Division, 3 mars 2026 (Re: Succession of Mr. D.).
  • CJUE, 12 novembre 2025, affaire C-456/24, Succession Transmanche.
  • Loi n°2024-123 du 15 décembre 2024 relative aux successions internationales (France).
  • Finance Act 2026 (Royaume-Uni) – Inheritance Tax thresholds.
  • Site officiel : InternationalAvocat.fr

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