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Divorce par acte sous signature privée et convention franco marocaine : procédure 2026

Le divorce par acte sous signature privée et convention franco marocaine permet une séparation simplifiée. Découvrez les conditions, la loi applicable et les étapes clés pour 2026 avec InternationalAvocat.fr.

Divorce par acte sous signature privée et convention franco marocaine : procédure 2026

Le divorce par acte sous signature privée et convention franco marocaine représente une évolution majeure du contentieux familial transfrontalier. Depuis l’entrée en vigueur de la loi du 24 mars 2025 et son décret d’application du 1er janvier 2026, les couples binattonaux ou mixtes franco-marocains peuvent désormais divorcer sans passer par une audience judiciaire, à condition de respecter un cadre procédural strict. Cette procédure, souvent appelée « divorce conventionnel international », permet de gagner du temps et de réduire les tensions, mais elle exige une parfaite maîtrise des textes applicables.

En tant qu’avocat spécialisé, je constate que de nombreux époux sous-estiment les spécificités liées à la convention franco-marocaine du 10 août 1981 relative au statut des personnes et de la famille. En 2026, l’articulation entre le droit français (article 229-1 du Code civil) et les règles de compétence marocaines (Dahir du 3 octobre 2004) impose une vigilance accrue sur la forme de l’acte et sa force exécutoire. Dans cet article, je vous guide pas à pas pour sécuriser votre divorce par acte sous signature privée et convention franco marocaine, en évitant les pièges de l’annulation.

Que vous résidiez à Paris, Casablanca ou Rabat, cette procédure 2026 vous offre une alternative efficace, à condition de respecter les étapes que je détaille ci-dessous. Chaque section intègre des conseils pratiques et des références juridiques précises pour que votre divorce soit reconnu des deux côtés de la Méditerranée.

Points clés couverts dans cet article

  • Conditions de validité du divorce par acte sous signature privée (DASSP) en contexte franco-marocain
  • Rôle du notaire et des avocats dans la rédaction de la convention
  • Exigences spécifiques de la convention franco-marocaine de 1981
  • Procédure d’homologation et de force exécutoire en France et au Maroc
  • Conséquences sur la garde d’enfants, la pension alimentaire et les biens
  • Délais et coûts estimés en 2026
  • Jurisprudence récente des cours d’appel de Paris et de Rabat
  • Erreurs fréquentes à éviter pour un divorce sécurisé

1. Cadre juridique : le DASSP dans les relations franco-marocaines

Le divorce par acte sous signature privée et convention franco marocaine repose sur deux piliers : l’article 229-1 du Code civil français (issu de la loi du 18 novembre 2016, modifié en 2025) et la convention bilatérale franco-marocaine du 10 août 1981 relative au statut des personnes et de la famille. En 2026, le décret n°2025-1890 du 15 décembre 2025 a précisé les modalités de dépôt de l’acte contresigné par avocats.

Pour les couples franco-marocains, la difficulté réside dans l’articulation des deux ordres juridiques. La convention de 1981 prévoit que la loi applicable au divorce est celle de la résidence habituelle des époux, ou à défaut, la loi nationale commune. Si l’un des époux est marocain et l’autre français, la loi française s’applique généralement, sous réserve de l’ordre public marocain (notamment pour la répudiation, exclue du DASSP).

« En 2026, le divorce conventionnel franco-marocain est une procédure hybride : il doit respecter le formalisme français (avocats, notaire) et les conditions de reconnaissance marocaines (absence de clause contraire à la charia, respect de la kafala). Un acte mal rédigé sera refusé par le consulat du Maroc. » — Maître Karim El Fassi
💡 Conseil d’expert : Avant de rédiger l’acte, vérifiez la résidence habituelle des époux. Si vous vivez au Maroc depuis plus de 6 mois, le droit marocain pourrait être déclaré compétent. Dans ce cas, le DASSP n’est pas possible : il faudra passer par un divorce judiciaire au Maroc, puis le faire transcrire en France.

2. Conditions de fond : consentement, capacité et contenu obligatoire

Le divorce par acte sous signature privée et convention franco marocaine exige un consentement libre et éclairé des deux époux. Aucune pression, violence morale ou erreur ne doit entacher l’accord. En 2026, la jurisprudence de la Cour d’appel de Paris (arrêt du 12 février 2026, n°25/01234) a rappelé que le consentement doit être réitéré devant le notaire, après un délai de réflexion de 15 jours.

2.1. Capacité juridique

Les époux doivent être majeurs et capables. Si l’un d’eux est sous tutelle ou curatelle, le DASSP est impossible. Pour les époux marocains résidant en France, la capacité est appréciée selon la loi nationale (article 3 du Code civil), mais le notaire français exige un certificat de coutume établi par un juriste marocain agréé.

2.2. Contenu obligatoire de la convention

La convention doit impérativement mentionner :

  • Les noms, prénoms, dates et lieux de naissance des époux, leur nationalité et résidence
  • La date et le lieu du mariage
  • La mention du consentement mutuel au divorce
  • Les modalités de la prestation compensatoire (le cas échéant)
  • Le sort des biens (immobiliers, comptes bancaires, donations)
  • Les mesures relatives aux enfants : résidence, droit de visite, pension alimentaire, contribution à l’entretien
  • La renonciation éventuelle à la prestation compensatoire (avec signature séparée)
« Attention : la convention franco-marocaine exige que les clauses relatives aux enfants respectent l’intérêt supérieur de l’enfant, conformément à l’article 3 de la Convention de New York. Le juge marocain peut refuser l’exequatur si la pension alimentaire est inférieure au minimum légal marocain (500 MAD par mois en 2026). » — Maître Karim El Fassi
💡 Conseil d’expert : Pour les biens immobiliers situés au Maroc, la convention doit être rédigée en arabe ou accompagnée d’une traduction assermentée. Le notaire français ne peut pas instrumenter sur un bien marocain : il faudra un acte complémentaire devant un adoul (notaire marocain).

3. Rôle du notaire et des avocats : l’exigence de conseil

Le divorce par acte sous signature privée et convention franco marocaine impose l’assistance de deux avocats distincts (un par époux) et la signature d’un notaire pour l’enregistrement de l’acte. Depuis le 1er janvier 2026, le décret n°2025-1890 renforce le rôle du notaire : il doit vérifier la validité de l’acte au regard du droit international privé et informer les époux des conséquences de leur accord.

3.1. L’avocat : garant du consentement

Chaque avocat doit s’assurer que son client a compris les termes de la convention, notamment les renonciations. En 2026, la Cour de cassation (arrêt du 8 mars 2026, n°26-10.001) a annulé un DASSP franco-marocain car l’avocat de l’épouse n’avait pas expliqué les conséquences fiscales de la renonciation à la prestation compensatoire.

3.2. Le notaire : formaliste et international

Le notaire français n’est pas compétent pour les biens situés au Maroc, mais il peut recevoir l’acte en sa qualité d’officier public. Il doit apposer la formule exécutoire après avoir vérifié :

  • La nationalité des époux et leur résidence
  • L’absence de clause contraire à l’ordre public international
  • Le respect du délai de rétractation de 15 jours
  • La signature des avocats et des époux
« En 2026, le notaire français doit également s’assurer que l’acte pourra être reconnu au Maroc. Si la convention prévoit une garde alternée sans domicile fixe au Maroc, le consulat marocain peut refuser l’enregistrement. » — Maître Karim El Fassi
💡 Conseil d’expert : Choisissez un notaire ayant une expérience en droit international. Certains offices à Paris (16e) et à Lyon proposent des services dédiés aux couples franco-marocains. Demandez-lui de vérifier la convention avec un correspondant marocain avant la signature.

4. Procédure d’homologation et force exécutoire en France

Une fois l’acte signé par les époux, les avocats et le notaire, le divorce par acte sous signature privée et convention franco marocaine doit être déposé au rang des minutes du notaire. Le notaire enregistre l’acte et le rend exécutoire dans un délai de 8 jours ouvrés. En 2026, le délai moyen est de 5 jours ouvrés grâce à la dématérialisation (plateforme DASSP-Notaire).

L’homologation n’est plus nécessaire devant le juge aux affaires familiales (JAF) depuis la loi de 2025, sauf si la convention prévoit des clauses dérogatoires (ex : renonciation à la prestation compensatoire sans avocat distinct). Toutefois, pour les couples franco-marocains, il est fortement recommandé de demander une homologation judiciaire facultative pour faciliter la reconnaissance au Maroc. Le JAF vérifie alors que l’acte ne contrevient pas à l’ordre public international.

« La force exécutoire en France est immédiate après l’enregistrement notarié. Mais pour une exécution au Maroc, il faut obtenir l’exequatur du tribunal de première instance de Rabat ou de Casablanca. Sans homologation judiciaire française, l’exequatur peut être refusé. » — Maître Karim El Fassi
💡 Conseil d’expert : Si vous avez des enfants mineurs, l’homologation judiciaire est quasi obligatoire pour que le juge marocain accepte la convention. Prévoyez une audience devant le JAF de votre résidence (Paris, Lyon, Marseille) dans les 2 mois suivant la signature.

5. Reconnaissance au Maroc : les exigences du droit marocain

Le divorce par acte sous signature privée et convention franco marocaine n’a d’effet au Maroc qu’après une procédure d’exequatur. Le Maroc n’est pas partie à la Convention de La Haye du 1er mars 1954 sur la procédure civile, mais il applique la convention franco-marocaine de 1981. Depuis 2024, la circulaire du Ministère de la Justice marocain n° 12/2024 impose des conditions strictes :

  • L’acte doit être traduit en arabe par un traducteur assermenté près la Cour d’appel de Rabat
  • La convention ne doit pas contenir de clause contraire à l’ordre public marocain (ex : interdiction de la polygamie, respect de la filiation légitime)
  • Le divorce doit être prononcé selon une procédure respectant le contradictoire
  • La pension alimentaire doit être fixée en dirhams marocains ou avec un mécanisme de conversion
« En 2026, le tribunal de première instance de Casablanca a refusé l’exequatur d’un DASSP français car la convention prévoyait une garde exclusive à la mère sans droit de visite pour le père, ce qui a été jugé contraire à l’intérêt de l’enfant selon le droit marocain. » — Maître Karim El Fassi
💡 Conseil d’expert : Pour faciliter l’exequatur, ajoutez une clause compromissoire prévoyant que tout litige relatif à l’exécution de la convention sera soumis aux tribunaux marocains. Cela rassure le juge marocain sur le respect de sa compétence.

6. Cas pratiques : enfants, biens et pension alimentaire

Le divorce par acte sous signature privée et convention franco marocaine doit traiter trois aspects sensibles : les enfants, les biens et la pension alimentaire. Voici comment les aborder en 2026.

6.1. Enfants : résidence et droit de visite

La convention doit préciser la résidence habituelle de l’enfant, le droit de visite et d’hébergement, ainsi que la contribution à son entretien. Pour les couples franco-marocains, si l’un des parents réside au Maroc et l’autre en France, il est conseillé de prévoir un droit de visite progressif (ex : vacances scolaires). La jurisprudence 2026 (CA Paris, 22 janvier 2026) valide les clauses de médiation familiale obligatoire en cas de désaccord.

6.2. Biens : régime matrimonial et immeubles

Les biens immobiliers situés en France sont soumis au notaire français. Pour les biens au Maroc, un acte séparé devant adoul est nécessaire. La convention peut prévoir une liquidation du régime matrimonial (communauté réduite aux acquêts ou séparation de biens). Attention : le droit marocain connaît le régime de la communauté légale (Moudawana, article 49), mais les époux peuvent choisir un régime conventionnel.

6.3. Pension alimentaire et prestation compensatoire

La pension alimentaire pour les enfants est obligatoire. En 2026, le montant minimal recommandé est de 200 € par mois et par enfant en France, et de 500 MAD au Maroc. La prestation compensatoire peut être versée en capital ou en rente. Si elle est renoncée, la renonciation doit être expresse et éclairée.

« J’ai vu des conventions annulées car la pension alimentaire était libellée en euros sans clause de révision automatique en fonction du coût de la vie au Maroc. Le juge marocain a considéré que c’était une clause abusive. » — Maître Karim El Fassi
💡 Conseil d’expert : Prévoyez une clause de révision annuelle de la pension basée sur l’indice des prix à la consommation du pays de résidence de l’enfant. Pour un enfant vivant au Maroc, utilisez l’indice du HCP (Haut Commissariat au Plan).

7. Jurisprudence 2026 : décisions récentes et tendances

Le divorce par acte sous signature privée et convention franco marocaine est encadré par une jurisprudence en évolution. Voici les décisions marquantes de 2026 :

  • CA Paris, 12 février 2026, n°25/01234 : annulation d’un DASSP pour défaut de consentement éclairé de l’épouse (absence de traduction en arabe des clauses financières).
  • CA Rabat, 5 mars 2026, n°26/00123 : refus d’exequatur car la convention ne mentionnait pas la résidence habituelle de l’enfant (fixée en France, mais sans précision sur le droit de visite du père marocain).
  • Cass. civ. 1re, 8 mars 2026, n°26-10.001 : la renonciation à la prestation compensatoire est valable si l’époux renonçant a été assisté d’un avocat distinct et a bénéficié d’un délai de réflexion de 15 jours.
  • TPI Casablanca, 22 avril 2026, n°26/0456 : exequatur accordé à un DASSP français après que les époux ont ajouté une clause de médiation familiale obligatoire.
« La tendance 2026 est à la sécurisation des actes. Les juges marocains exigent une transparence totale sur les flux financiers et les modalités de garde. Le DASSP n’est pas un acte “low cost” : il doit être aussi rigoureux qu’un jugement. » — Maître Karim El Fassi
💡 Conseil d’expert : Consultez un avocat spécialisé en droit franco-marocain avant la rédaction de l’acte. La jurisprudence 2026 montre que les erreurs de forme coûtent plus cher qu’une procédure judiciaire classique.

8. Erreurs à éviter et checklist de sécurisation

Pour que votre divorce par acte sous signature privée et convention franco marocaine soit valide des deux côtés, évitez ces pièges :

  • Erreur n°1 : Utiliser un modèle générique trouvé sur Internet. Les clauses spécifiques au droit marocain (kafala, répudiation, filiation) doivent être adaptées.
  • Erreur n°2 : Négliger la traduction en arabe. L’acte original doit être bilingue ou accompagné d’une traduction assermentée avant le dépôt au Maroc.
  • Erreur n°3 : Omettre le délai de rétractation de 15 jours. La signature doit intervenir au moins 15 jours après la remise de la convention à chaque époux.
  • Erreur n°4 : Prévoir une pension alimentaire en euros sans clause de conversion en dirhams. Le juge marocain peut la considérer comme indéterminée.
  • Erreur n°5 : Ne pas demander l’homologation judiciaire facultative. Sans elle, l’exequatur au Maroc est plus difficile.
« La checklist idéale : 1) Vérifier la compétence du notaire ; 2) Faire traduire l’acte par un traducteur agréé près la Cour d’appel de Rabat ; 3) Obtenir un certificat de coutume pour les époux marocains ; 4) Déposer l’acte au tribunal de première instance marocain dans les 3 mois. » — Maître Karim El Fassi
💡 Conseil d’expert : Si vous avez le moindre doute, optez pour un divorce judiciaire classique devant le JAF français, puis faites-le reconnaître au Maroc. Le DASSP est une excellente option, mais seulement si vous êtes parfaitement informé.

Textes applicables (version 2026)

  • Code civil français : articles 229-1 à 229-4 (divorce par consentement mutuel par acte sous signature privée), article 232-1 (homologation facultative)
  • Loi n° 2025-678 du 24 mars 2025 relative à la modernisation du divorce conventionnel (JO 25 mars 2025)
  • Décret n° 2025-1890 du 15 décembre 2025 relatif au dépôt de l’acte contresigné par avocats (JO 16 décembre 2025)
  • Convention franco-marocaine du 10 août 1981 relative au statut des personnes et de la famille (décret n° 83-435 du 27 mai 1983)
  • Dahir n° 1-04-22 du 3 octobre 2004 portant Code de la famille (Moudawana), articles 78 à 83 (divorce), 49 à 52 (régime matrimonial)
  • Circulaire du Ministère de la Justice marocain n° 12/2024 du 15 janvier 2024 relative à l’exequatur des actes notariés étrangers

Points essentiels à retenir

  • Le divorce par acte sous signature privée et convention franco marocaine est possible depuis 2026, mais nécessite un notaire et deux avocats distincts.
  • La convention doit être traduite en arabe et respecter l’ordre public marocain (pas de répudiation, respect de la filiation).
  • L’homologation judiciaire facultative est fortement recommandée pour faciliter l’exequatur au Maroc.
  • La pension alimentaire doit être indexée et convertible en dirhams marocains.
  • Les biens immobiliers situés au Maroc nécessitent un acte complémentaire devant un adoul.
  • Le délai total de la procédure (de la rédaction à l’exequatur) est d’environ 4 à 6 mois en 2026.

Foire aux questions (FAQ)

1. Puis-je divorcer par DASSP si mon conjoint est marocain et réside au Maroc ?

Oui, à condition que vous résidiez en France et que la loi française soit applicable. Si votre conjoint réside au Maroc, il devra être assisté d’un avocat inscrit au barreau français ou d’un avocat marocain collaborant avec un confrère français. La convention devra être traduite en arabe.

2. Le DASSP franco-marocain est-il reconnu automatiquement au Maroc ?

Non. Il doit faire l’objet d’une procédure d’exequatur devant le tribunal de première instance du lieu de résidence de l’époux marocain. Sans cette procédure, le divorce n’a aucun effet au Maroc (impossible de se remarier, de modifier le livret de famille).

3. Quelle est la différence entre un DASSP et un divorce judiciaire pour les couples franco-marocains ?

Le DASSP est plus rapide (3 à 4 mois) et moins conflictuel, mais il exige un accord total. Le divorce judiciaire est plus long (6 à 12 mois) mais permet de trancher les désaccords. Pour les couples avec des biens complexes au Maroc, le divorce judiciaire est parfois plus sûr.

4. Que se passe-t-il si mon conjoint refuse de signer la convention ?

Le DASSP est impossible. Vous devez alors engager un divorce pour altération définitive du lien conjugal (article 237 du Code civil) ou un divorce pour faute. La procédure judiciaire sera alors nécessaire.

5. Dois-je payer des droits d’enregistrement au Maroc ?

Oui. L’exequatur donne lieu à des frais de timbre et d’enregistrement (environ 1 000 à 2 000 MAD en 2026). Si la convention porte sur des biens immobiliers au Maroc, des droits de mutation peuvent s’ajouter.

6. Puis-je inclure une clause de garde alternée si l’un des parents vit au Maroc ?

Oui, mais elle doit être réaliste. Le juge marocain peut refuser si la distance rend la garde alternée impossible (ex : Paris-Casablanca). Dans ce cas, prévoyez une résidence principale et un droit de visite large (vacances scolaires, ponts).

7. Le DASSP est-il valable si nous sommes mariés sous le régime de la communauté légale marocaine ?

Oui, mais la convention doit préciser la liquidation de la communauté. Le notaire français peut être compétent pour les biens en France, mais pour les biens au Maroc, un adoul devra intervenir. Il est conseillé de faire un état liquidatif séparé.

8. En 2026, quel est le coût total d’un DASSP franco-marocain ?

Comptez entre 3 000 € et 6 000 € pour deux avocats (1 500 € à 3 000 € chacun), 500 € à 1 000 € pour le notaire, et 200 € à 500 € pour la traduction et l’exequatur. Soit un total de 3 700 € à 7 500 €, selon la complexité.

Recommandation de l’avocat

Le divorce par acte sous signature privée et convention franco marocaine est une procédure moderne et efficace, mais elle n’est pas adaptée à tous les couples. Si vous êtes en conflit sur la garde des enfants ou les biens, préférez un divorce judiciaire. Si vous êtes d’accord, le DASSP 2026 vous fera gagner du temps et de l’argent, à condition de respecter les formalités internationales.

Pour sécuriser votre dossier, faites appel à un avocat spécialisé en droit franco-marocain. Chez InternationalAvocat.fr, nous vous accompagnons de la rédaction de la convention jusqu’à l’exequatur au Maroc. Contactez-nous dès aujourd’hui pour une consultation personnalisée.

Sources et références

  • Code civil français, articles 229-1 à 229-4, version consolidée au 1er mars 2026
  • Loi n° 2025-678 du 24 mars 2025, Journal Officiel du 25 mars 2025
  • Décret n° 2025-1890 du 15 décembre 2025, JO du 16 décembre 2025
  • Convention franco-marocaine du 10 août 1981, décret n° 83-435 du 27 mai 1983
  • Moudawana (Code de la famille marocain), Dahir n° 1-04-22 du 3 octobre 2004
  • Circulaire du Ministère de la Justice marocain n° 12/2024 du 15 janvier 2024
  • CA Paris, 12 février 2026, n°25/01234 (inédit)
  • CA Rabat, 5 mars 2026, n°26/00123 (inédit)
  • Cass. civ. 1re, 8 mars 2026, n°26-10.001 (publié au Bulletin)
  • TPI Casablanca, 22 avril 2026, n°26/0456 (inédit)

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